22 mars 2020: un café à Seongnam, ville du sud-est de la Corée du Sud, photo The Korea Herald
Analyses, Corée du Sud, Etudes de cas, Gestion des risques, Médecine, Sécurité

La Corée du Sud face au coronavirus – 3e partie: Endiguement (4 mars-22 mars)

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Archivons l’expérience coréenne (fin?)

Cet article est le troisième et dernier d’une série visant à établir la chronologie de la gestion de l’épidémie en Corée du Sud. Le premier est revenu sur l’émergence du coronavirus dans le pays du 20 janvier au 18 février et le deuxième sur l’explosion de l’épidémie du 19 février au 3 mars. Au prix de nombreux efforts et d’une mobilisation massive à la fois de l’État, des citoyens et du secteur privé, les Coréens vont parvenir à endiguer l’épidémie, ce qui ne va pas manquer de susciter l’admiration et l’intérêt de la part de nombreux autres pays confrontés à l’épidémie.

Ces derniers sont intéressés par une approche différente de la gestion chinoise de la crise afin de concilier contexte démocratique et mesures de contrôle et de prévention. Lors de cette phase de stabilisation, les autorités coréennes vont elles-mêmes formaliser leur expérience pour la promouvoir à l’international. D’où l’importance d’une chronologie au jour le jour pour aller au-delà du discours officiel, mettre en évidence les défis et difficultés auxquels elles se sont confrontées et indiquer des pistes de ce qui peut être répliqué ailleurs qu’en Corée du Sud.

Gardons à l’esprit que le découpage de cette chronologie en trois séquences comporte une part d’artifice. Il masque le fait que chacune d’entre elles est préparée et contenue par la précédente. De même que l’explosion de l’épidémie était en germe dans son émergence, l’endiguement n’intervient pas du jour au lendemain mais il est le résultat des mesures prises lors de l’explosion, et même lors de l’émergence du virus dans le pays, donc bien avant le le 4 mars, date à laquelle commence cette partie de la chronologie. Afin de donner un aperçu de la situation en phase de stabilisation, j’étire cette période jusqu’au 22 mars, date qui reste toujours provisoire car rien ne dit que l’épidémie ne va pas violemment se ranimer avec de nouveaux foyers si la vigilance se relâche.

NB – Comme pour les deux autres parties de la chronologie, la très grande majorité des sources mobilisées provient d’une vaste revue de presse du JoongAng Ilbo et du Korea Herald. Étant très nombreuses, elles ne sont pas citées mais vous pouvez télécharger le fichier de 54 pages comprenant tous les articles et extraits d’articles utilisés en suivant ce lien (pdf). Les autres sources sont en revanche mentionnées en liens hypertexte.

Enfin, voici quelques points clés qui apparaissent au fil de cette chronologie:

  • L’une des clés de l’endiguement de l’épidémie tient à la mise en quarantaine le plus rapidement de toutes les personnes détectées positives au coronavirus, qu’elles aient ou non des symptômes.
  • Le gouvernement coréen a misé sur la transparence la plus grande possible de l’information.
  • Les congrégations religieuses restent l’un des gros points faibles de la Corée du Sud en situation de crise épidémique.
  • Autre point faible qui apparaît à présent: les dizaines de milliers d’écoles privées.
  • Si le confinement n’a pas été imposé, il a été fortement recommandé.
  • L’endiguement du coronavirus par les Coréens est un résultat remarquable mais nous sommes encore loin de son éradication.
  • Chacun peut mesurer ici l’écart immense qui sépare encore la France de l’expérience coréenne.

* * *

04/03 – L’épidémie est toujours aussi active…

L’épidémie est encore en plein boom, avec un total 5 766 cas recensés et 35 décès, en majorité dans le sud-est du pays.

Les personnes les plus touchées sont en majorité des femmes (62,4% des malades) dans leur vingtaine (29,4%). Cette singularité s’explique largement par le fait que la plupart des cas sont liés au groupe religieux Shincheonji (60% des cas coréens) dont une grande partie de ses fidèles (60% également) est constituée de femmes entre 20 et 30 ans.

Outre la détection précoce et le suivi des personnes contaminées, cette donnée sociologique peut expliquer le faible taux de mortalité observé en Corée du Sud (entre 0,6 et 0,8%, dix fois moins qu’en France par exemple). Pourtant, les Coréens ne sont pas bien placés en ce qui concerne l’encadrement médical de la population: 29e sur les 30 pays de l’OCDE pour le nombre de médecins pour 1000 habitants, 20e pour le nombre d’infirmières.

La pénurie de masques faciaux reste critique. Le gouvernement décide de restreindre leur exportation à 10% de la production et d’encourager leur fabrication durant les week-ends. Le ministre des Finances évoque la possibilité de faire intervenir l’armée en cas de manque de main d’œuvre. Pour empêcher les gens d’en acheter plusieurs fois, il est prévu de permettre aux pharmaciens d’accéder à l’historique de leurs achats médicaux.

Dans les régions de Daegu et du Nord Gyeongsang où l’épidémie est la plus active, les autorités vont avoir recours à une application utilisant le GPS permettant de vérifier que les personnes en quarantaine respecte leur confinement.

05/03 – … mais elle perd en intensité

Le nombre de nouvelles personnes contaminées quotidiennement est passé en quatre jours de plus de 800 à moins de 600, notamment parce que l’essentiel des personnes infectées provient de la communauté religieuse Shincheonji dont les autorités de la ville de Daegu sont en train de tester 10 914 membres (parmi les 5 715 testés, 55,4% sont positifs).

Au Japon, il faut deux à trois jours pour obtenir le résultat d’un test du coronavirus. Aux Etats-Unis, cela peut être encore plus long. Les Coréens travaillent 24h/24 en trois-huit pour l’obtenir en 4h. En France, un décret du 7 mars indique que les résultats doivent être rendus en 24h. L’un des enjeux pour réduire ce délai concerne la durée d’acheminement des échantillons, et donc la proximité d’un centre de dépistage – autrement dit, la présence massive de centres équipés sur le territoire.

Le gouvernement coréen prend le contrôle de toute la chaîne de production de masques faciaux et en interdit totalement l’exportation. Le prix est fixé à 1€ pour 80% des masques et limité pour les 20% restant. La part des masques réservée aux pharmacies, bureaux de poste et magasins passe de 50 à 80%. Chaque personne aura le droit d’en acheter deux par semaines.

A partir du 9 mars, les personnes nées une année paire pourront en acheter tel jour, les personnes nées une année impaire tel autre jour.

https://www.youtube.com/watch?v=katglAKrROI

Suite aux mesures d’urgence du 12 février, la production quotidienne de masques a doublé pour atteindre 10 millions d’unités.

06/03 – Les écoles privées, autre maillon faible

Le nombre de personnes qui ont guéri du coronavirus a plus que doublé, passant à 88 personnes en une seule journée.

L’identification des foyers épidémiques se poursuit. Ainsi, 90% des cas des villes de Cheonan et Asan à l’ouest du pays sont liés à la pratique de la danse zumba. Les autorités en charge du tracking ont établi qu’un atelier du 15 janvier pourrait en être l’origine, avec 6 professeurs de zumba venant de tout le pays qui ont été testés positifs.

Par ailleurs, la Corée du Sud s’inquiète d’un autre risque de contamination via les très nombreuses écoles privées. Alors que le gouvernement a repoussé la rentée scolaire au 23 mars, 86 435 écoles privées restent dans une zone grise. Moins de la moitié ont suspendu leurs cours.

08/03 – Le ralentissement de l’épidémie se confirme

Avec 179 nouveaux cas enregistrés (contre 367 la veille), le nombre des nouveaux contaminés continue de croître mais à un rythme bien inférieur des neuf derniers jours.

L’aéroport d’Incheon mettra en place le 9 mars une procédure encore plus rigoureuse de contrôle des passagers à la fois à l’arrivée et au départ, via un système de désinfection et une double vérification de leur température dans les terminaux, puis à l’embarquement.

09/03 – La Corée du Sud partage son expérience

La contagion continue de ralentir, avec 131 nouveaux cas (le pic de 916 nouveaux contaminés en une journée date désormais du 28 février). Le nombre de personnes testées s’élève à présent à près de 200 000 (en France, il était de 5 677 au 5 mars, voir ce doc en pdf de Santé publique France). Pour information, il sera de 460 000 un mois plus tard, le 9 avril.

Les personnes infectées par le coronavirus, qui dissimulent leur historique de déplacements, leur lieu de résidence et d’autres informations importantes, pourront désormais être sanctionnées d’une amende allant jusqu’à 7 500€.

Ce 9 mars, le gouvernement sud-coréen organise une conférence de presse pour les journalistes étrangers afin de diffuser à l’international son retour d’expérience dans sa gestion de la crise épidémique. Celle-ci commence en effet à attirer l’attention d’autres États (dont la France et l’Allemagne, notamment).

Vous pouvez revoir cette conférence de presse ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=lGHZSwj1FpI

Pour résumer, le gouvernement sud-coréen insiste sur deux axes majeurs dans sa lutte contre l’épidémie:

  • l’ouverture et la transparence en matière d’accès à l’information et de communication de façon à se garantir une participation active du public;
  • le recours aux mesures innovantes et aux dernières technologies digitales.

Autres informations délivrées lors de la conférence de presse: la capacité est de 15 000 tests par jour. Les tests en drive-in sont effectués en 10mn, soit 6 à l’heure (sachant cependant que les résultats ne sont pas disponibles instantanément). Le gouvernement prend à sa charge les frais des tests et les pertes financières dues aux quarantaines.

10/03 – Réactivité et traçage: points forts de l’approche coréenne

Un centre d’appel au 11e étage d’un immeuble se révèle être le plus gros foyer épidémique de Séoul. Au moins 64 nouveaux cas y sont liés, qu’il s’agisse d’employés ou de leurs proches. Immédiatement, l’immeuble a été fermé et désinfecté, les 207 employés ont été mis en quarantaine et une enquête a été lancée avec une équipe de 30 personnes pour déterminer l’origine et l’étendue de ce foyer.

Le même jour, le grand magasin Shinsegae de Gangnam au sud de Séoul a été fermé après qu’une personne infectée par le coronavirus l’a visité l’avant-veille.

11/03 – Le pragmatisme des uns…

Le gouvernement ayant décidé de mettre en open data les informations sur les stocks de masques, des fournisseurs d’accès internet ont lancé des services digitaux permettant de connaître leur disponibilité chez les revendeurs agréés par l’Etat. On entre son adresse sur une carte interactive et les magasins les plus proches apparaissent avec un code couleur selon les quantités encore disponibles:

La Korea Psychological Association décide de fournir une aide psychologique gratuite dispensée par 230 conseillers bénévoles certifiés. L’aide est délivrée par téléphone via le numéro d’urgence 1339. La consultation peut durer 30mn et chaque personne peut bénéficier de trois séances.

13 dortoirs privés et centres de formation gouvernementaux ont été transformés en hôpitaux pour recevoir 2 500 malades présentant de légers symptômes. Ils seront suivis deux fois par jour pour leur température et leurs symptômes et auront une radio des poumons aux rayons X tous les deux jours. Les repas et en-cas y seront gratuits. La mesure permettra notamment de réduire la contagion à domicile et le confinement de l’entourage familial.

12/03 – … n’empêche pas l’irrationalité des autres

De plus en plus de bibliothèques proposent un service de prêt en drive-in. Les conducteurs reçoivent les livres réservés sans quitter le véhicule. Quand la bibliothèque de Pusan, 2e ville du pays, a mis en place ce service, 260 personnes sont venues emprunter plus de 1 000 livres le premier jour. Les livres sont au préalable désinfectés par les employés.

Le KCDC (Korea Centers for Disease Control and Prevention ) diffuse de nouvelles règles pour les lieux de travail en espace clos comme les cafés internet, les salles de karaoke ou clubs de gym. Les propriétaires doivent désigner un manager en charge d’établir une liste de contacts d’urgence à partager avec les autorités sanitaires. On leur conseille également de prendre la température des employés deux fois par jour.

La Banque de Corée s’inquiète de voir arriver des personnes souhaitant échanger des billets brûlés. Elles expliquent avoir pensé qu’on pouvait les désinfecter en les passant au micro-ondes. Par ailleurs, afin d’éviter la diffusion de la maladie, la Banque de Corée conserve au moins deux semaines en quarantaine l’argent collecté de différentes institutions financières

13/03 – Développement de la télémédecine

Les fabricants de filtres pour les masques ont désormais l’obligation de communiquer leur inventaire afin d’en assurer la fourniture aux fabricants de masques. Le risque de pénurie est toujours présent malgré la montée en capacité de production. Celle-ci était en fait mobilisé avant le début de la crise dans la mesure où, chaque année, la Corée du Sud se prépare à affronter au printemps les poussières de sable jaune (« hwang sa ») en provenance du nord de la Chine (ci-contre, Séoul), d’où également pour la population un réflexe plus naturel de porter un masque qu’en Occident.

Des robots sont déployés pour traiter des patients atteints du coronavirus dans un hôpital de Séoul. Selon les modèles, ils peuvent prendre la température, stériliser les salles à pression négative, désinfecter, transporter des vêtements ou d’autres objets d’un espace à l’autre.

De son côté, l’hôpital de l’Université Nationale de Séoul commence à fournir un service de télémédecine avec une équipe de 4 médecins et 13 infirmières qui suit le statut de patients ayant des symptômes légers. Les infirmières appellent les patients deux fois par jour et les médecins s’entretiennent avec eux un jour sur deux.

15/03 – Une situation encore précaire

Avec 76 nouveaux cas détectés, la diffusion du virus continue de ralentir. A ce jour, 8 165 personnes ont été infectées et 75 sont décédées. Les jeunes femmes sont toujours surreprésentées.

Parmi ces 76 cas, 40 sont liés à une église chrétienne du sud de Séoul, la River of Grace Community. Bien que le gouvernement ait demandé aux communautés religieuses de faire preuve de retenue, cette église a organisé un service le 8 mars.

La Peste de Camus, roman de 1947, figure dans la liste des meilleures ventes. 3 500 exemplaires ont été vendus depuis le 1er février, et le livre a été numéro 2 des ventes d’un site en ligne.

16/03 – Les congrégations religieuses, toujours point faible des Coréens

Le révérend de l’église River of Grace Community mise en cause pour avoir organisé un service le 8 mars se défend en expliquant ne pas avoir les moyens de le faire en ligne sur Youtube. Les autorités ont mené des inspections dans 225 églises de taille moyenne ou réduite et ont trouvé que des fidèles ne portaient pas de masque, ne respectaient pas la distanciation sociale et empêchaient les inspecteurs de pénétrer dans leur église.

En outre, les membres de cette congrégation avait pris la fâcheuse habitude de se pulvériser mutuellement de l’eau salée dans la bouche en croyant se prémunir ainsi du coronavirus. Or, l’embout du pulvérisateur n’était pas désinfecté. Les images de caméra de surveillance montrent cette étrange pratique:

17/03 – « Passage de témoin » à l’Europe

La Corée du Sud qui a été le pays le plus touché par le coronavirus après la Chine est désormais en mesure de contenir l’épidémie. Elle est citée en exemple par d’autres pays, dont les Etats-Unis, l’Allemagne ou la France.

Le 12 mars, l’OMS avait déclaré que l’Europe était désormais l’épicentre de la pandémie.

Le 13 mars, le président Macron s’est entretenu avec le président Moon, lui affirmant que la France aimerait apprendre de l’approche coréenne. Ce même jour, des diplomates de 47 pays ont visité l’aéroport international d’Incheon pour prendre connaissance des mesures de détection et de quarantaine.

Le 17 mars marque le début du confinement général en France. Pour rappel, le premier malade en Corée a été détecté le 20 janvier, et en France le 24 janvier, et le premier décès a eu lieu en Corée le 20 février, et le 19 février en France.

Ce 17 mars en Corée du Sud, la rentrée scolaire est encore repoussée de deux semaines.

18/03 – Des mesures strictes, une confiance élevée

Un nouveau foyer est identifié à l’hôpital pour les personnes âgées de Daegu, avec au moins 74 nouveaux cas, dont 17 membres du personnel.

Un danseur du Ballet national coréen a été licencié pour avoir voyagé au Japon fin février alors qu’il était en quarantaine. L’ensemble du corps de ballet était confiné entre le 24 février et le 1er mars après une représentation à Daegu où le virus sévissait fortement. Deux autres membre du ballet ont été sanctionnés pour avoir donné des cours privés pendant cette période de quarantaine.

Un hôpital a inauguré des cabines de test ressemblant à des cabines téléphoniques. Chaque personne peut être testée en sept minutes avant que la cabine ne soit désinfectée et ventilée.

Enfin, selon un sondage, près de 60% de la population trouve que la réponse du gouvernement à la crise du coronavirus est satisfaisante:

Source The Korea Herald, Realmeter

19/03 – Le difficile contrôle des églises

Le gouvernement de la province de Gyeonggi, qui entoure Séoul, oblige 137 églises à respecter sept conditions pour leurs services religieux, dont la nécessité de fournir les noms et numéros de téléphone des personnes assistant aux offices.

Le révérend Choi Gui-soo explique pourquoi il est si difficile de contrôler ces groupes religieux:

Ces gens disent que même dans les temps difficiles, comme lorsque le pays était une colonie japonaise ou durant la guerre de Corée qui a éclaté le 25 juin 1950 les églises pouvaient encore célébrer des offices religieux, et ils voient la situation actuelle d’un même œil.

Ces congrégations religieuses sont également animées par un esprit de compétition. Ainsi, les plus conservatrices pourraient pointer du doigt les églises qui ont renoncé aux offices publics pour s’attirer des fidèles (ainsi que leurs contributions financières).

20/03 – La pénurie de masques persiste

La Corée du Sud va importer 53 tonnes de filtres pour les masques. Malgré le rationnement mis en place la semaine précédente et la production actuelle de 13 millions d’unités par jour, il manque toujours des masques pour faire face à la demande.

21-22/03 – Le confinement est conseillé

Le Premier ministre déconseille de fréquenter les bars, restaurants, clubs de gym, rassemblements religieux pour les deux semaines à venir afin de poursuivre l’endiguement de l’épidémie. Les lieux qui ne respectent pas les règles en cours seront fermés d’office et les attroupements de personnes seront dispersés.

Si un confinement général n’est pas imposé, il recommande cependant fermement de rester à l’intérieur et de reporter tout rassemblement:

Un auto-confinement renforcé est inévitable pour contenir le virus et restaurer une vie quotidienne apaisée pour nos enfants.

Du 23 mars au 8 avril, le nombre de nouveaux cas détectés chaque jour est passé de 80 à 40 et celui des décès de 9 à 4:

 

L’épidémie est endiguée.

Pour l’instant.

Explorez les deux autres phases de la chronologie:

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