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Enseignement, Etudes de cas

6 conseils pour faire travailler vos étudiants sur les enjeux interculturels

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Quand j’avais rédigé il y a quelques années l’article Aux étudiants en panne d’idées pour leur mémoire en management interculturel, je n’avais pas imaginé qu’il deviendrait l’un des plus consultés, avec près de 50 000 visites et un temps moyen de lecture de plus de quatre minutes. Assurément, il y avait là un sujet majeur de (légitime) préoccupation. Je souhaite à présent adopter l’autre point de vue, celui de l’enseignant (tout aussi) préoccupé de faire travailler ses étudiants sur les enjeux interculturels.

Je vais m’appuyer sur mes retours d’expérience sans prétendre détenir ni les compétences les plus abouties ni les meilleures pratiques. Enseigner n’est pas mon activité principale et, intervenant comme vacataire, je suis contraint de limiter mes interventions dans les écoles, faute de temps très souvent, parfois faute des conditions optimales.

Parmi ces dernières, il y a la possibilité ou non de faire travailler les étudiants, généralement en petits groupes, sur des études de cas bien précises. Il est certain qu’un cours de douze heures réparties sur deux jours consécutifs pour une promotion de cinquante étudiants ne permet pas un tel travail, qui se réalise en plusieurs étapes.

De mon côté, j’ai évolué sur la question, révisant d’une année à l’autre ma manière d’enseigner et de faire travailler les étudiants. Pour cela, je me suis peu appuyé sur les échanges avec les autres enseignants (on peut déplorer le manque de partage entre pairs), beaucoup plus sur les retours des étudiants eux-mêmes (précieuses évaluations des cours en fin de module) et encore plus sur les formations dispensées en entreprise (qui se confronte au défi d’animer une journée de formation sait combien on avance moins par discours descendant que par ateliers très dynamiques).

Précisons bien que les quelques remarques et conseils qui suivent ne concernent pas l’enseignement des enjeux interculturels mais la question des travaux des étudiants. Ils ne sont évidemment pas exhaustifs. Ils s’adressent :

  • aux enseignants : avez-vous d’autres observations et conseils à partager ici ?
  • mais aussi aux étudiants : quand vous devez réaliser des travaux sur les enjeux interculturels, quelles sont les pratiques que vous appréciez ?

Ainsi, nous gagnerons tous à nous enrichir mutuellement. A quoi bon en effet enseigner les compétences interculturelles liées à l’écoute, l’humilité, la communication interpersonnelle, la souplesse relationnelle, la transversalité et l’ajustement des pratiques si nous ne les pratiquons pas entre nous ?

1. Choisir ou imposer un sujet ?

Évidemment, la solution de facilité consiste à laisser les étudiants choisir leur sujet. C’est un gain de temps considérable pour l’enseignant mais c’est le port de l’angoisse pour les étudiants. J’ai déjà traité de cette question dans l’article sur les étudiants en panne d’idée pour leur sujet. Ce qui est certain, c’est que laisser le choix du sujet sans instructions très claires pour le cerner mène aux désastreux mémoires sur « les apports du management interculturel pour les entreprises », aussi généraux dans leur thématique qu’ennuyeux à produire et à évaluer.

Imposer un sujet (ou le faire tirer au sort, ce qui au fond revient au même) peut être une solution dans la mesure où les étudiants ont développé leur regard interculturel pendant les cours et savent combien cette approche rend intéressant n’importe quel type de sujet. Mais cela comporte tout de même un risque : que le sujet soit trop éloigné des centres d’intérêt des étudiants et qu’ils s’investissent dans le travail en suivant un rythme mou : très peu investi dès le départ, et de plus en plus au fur et à mesure qu’ils découvrent combien le sujet gagne en intérêt en étant traité sous l’angle interculturel. Mais ils finissent par payer cette lenteur du départ par la frustration de n’avoir pu aller au bout de leurs recherches et analyses avant la date limite.

2. Le « choix imposé » : construire un sujet

Ne reste plus que le « troisième » côté de la barrière : construire des sujets en fonction du profil des étudiants. L’avantage est qu’ils vont s’engager à 100% dans le travail. L’inconvénient n’est pas difficile à identifier : cette approche demande énormément de temps à l’enseignant. Dans la mesure du possible, c’est celle que j’adopte. Voici comment :

  1. Les étudiants remplissent une fiche où ils indiquent : leur spécialité (s’ils sont étudiants dans le domaine du transport, ils doivent préciser s’ils s’orientent vers le ferroviaire, l’aérien, etc.), trois entreprises qui les intéressent particulièrement, deux ou trois pays où ils se projettent pour leur première expérience professionnelle ou en VIE, leurs loisirs, sports et autres centres d’intérêt.
  2. L’enseignant va passer un merveilleux samedi après-midi à jouer avec ces fiches pour constituer des groupes d’affinités de 4 à 6 étudiants ayant en commun par exemple le secteur ferroviaire, la culture japonaise, les cosmétiques, le football, les jeux vidéos, le domaine militaire, etc.
  3. L’enseignant a désormais 4 à 7 groupes (selon les promotions) et va passer un temps encore plus considérable à construire des sujets liés au ferroviaire (cf. exemple ici) ou à la culture japonaise (cf. exemple ), etc.
  4. Aux quelques étudiants fort singuliers que malgré ses efforts très méritants il ne parvient pas à répartir dans ces groupes, l’enseignant va donner un défi : produire un guide des relations interculturelles à destination des Français qui iraient vivre et travailler dans un pays à propos duquel il y a très peu d’informations (par exemple, au Turkménistan – clin d’œil aux quatre ingénieurs du master SDAI de Centrale qui ont planché sur ce sujet il y a quelques années).

3. Faire travailler sur le réel, le réel et encore le réel

« Homme » en langue extraterrestre dans Premier Contact

Écrit ainsi, cela semble une évidence. Les étudiants ne vont pas travailler sur la communication interculturelle avec les Martiens (quoique… cela pourrait être intéressant d’imaginer quelles questions il faudrait se poser pour accueillir une délégation extraterrestre et imaginer un langage commun pour communiquer, comme dans le film Premier Contact).

Plus précisément, le sujet ne doit pas rester un terrain vague mais être véritablement construit – pour pouvoir être habité. Pour y parvenir, l’enseignant liste les objectifs qu’il souhaite que les étudiants atteignent : il en fait une grille d’évaluation qu’il leur communiquera ensuite (cf. conseil 4). Lors de cette phase de construction, il faudrait toujours avoir à l’esprit le principe suivant :

Plus le sujet est réaliste, plus les étudiants s’investissent.

Prenons un exemple qui date de 2018. Cinq étudiants s’intéressent à l’aide au développement et à l’aménagement urbain. Je vais projeter cet intérêt dans un pays qu’ils connaissent très mal : le Burkina Faso. Ce choix est motivé par les actions menées dans ce pays par l’Agence Française de Développement (AFD). Les étudiants reçoivent donc des documents et rapports sur les actions récentes et en cours de l’AFD au Burkina Faso :

  • Energie Climat – Le soleil Brille sur Zagtouli, AFD, novembre 2017
  • Burkina Faso: opération « Désengorger Ouagadougou », AFD, 22 août 2018
  • Plan d’action pour un engagement renouvelable au Sahel, AFD, 2015-2020

Le cœur du sujet est donné par un extrait de ce plan d’action :

Ensuite, ils reçoivent les détails de leur sujet (qui reste fictif, l’AFD n’étant en rien commanditaire) :

Mobilité et énergie: optimiser les opérations de l’AFD au Burkina Faso

Les enjeux culturels de l’aide au développement

L’Agence Française du Développement (AFD) est une institution financière publique française. Elle agit pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable. Depuis 1960, l’AFD est un partenaire du Burkina Faso (« le pays des hommes intègres »), un des pays les plus pauvres du monde, afin d’y piloter des projets de développement. Le pays a un potentiel, il est stable et sait attirer des investisseurs.

Mais sa région du Sahel est menacée par le terrorisme et le pays a connu deux attentats le 15 janvier 2016 et le 2 mars 2018. Il est essentiel pour son avenir et l’équilibre de la région qu’il conserve sa stabilité et sécurise son développement économique et humain.

Dans ce contexte, l’AFD doit impérativement sensibiliser le personnel technique qu’elle envoie sur place à la prise en compte de la culture locale. Elle a besoin de conseils sur:

– les informations clés à connaître sur le pays, la population, les évolutions sociales et économiques, les traditions, la politesse, …

– des témoignages de type « perceptions croisées »: comment les Français perçoivent les Burkinabè? Comment les Burkinabè perçoivent les Français?

– des conseils interculturels pour le personnel technique: différences et points communs dans le travail entre Français et Burkinabè, style de communication, gestion d’une équipe, prise de décision, résolution de problèmes et de conflits.

Pour mener à bien ce travail, les étudiants ont un cahier des charges à respecter. Ils doivent notamment:

  • construire un document d’une seule page à destination d’un dirigeant qui n’a que deux minutes pour prendre connaissance de l’essentiel de leurs analyses et recommandations,
  • rédiger un rapport développant ces éléments sur 20 pages maximum,
  • réaliser au moins trois entretiens avec des experts,
  • intégrer dans les annexes un tableau de toutes les sources utilisées, une liste des experts contactés, les comptes rendus des entretiens, une grille d’auto-évaluation de leur travail (cf. conseil 6),
  • préparer une présentation orale intermédiaire de l’état de leurs recherches à mi-parcours (cf. conseil 4),
  • préparer une présentation orale finale pour une durée de 15mn maximum.

4. Travaillons ensemble en mode projet

Dès le premier cours, il me semble primordial de faire sortir les étudiants d’une relation un peu trop « scolaire » aussi bien avec l’enseignant qu’avec la thématique du cours. Ils sont certes là pour apprendre mais comme le serait un stagiaire ou une nouvelle recrue en entreprise. Cela commence par la déstructuration de la salle « traditionnelle » de cours pour casser la frontalité des étudiants assis en rangs d’oignon face à l’enseignant, ainsi que pour favoriser les activités en sous-groupes. En arrivant, ils disposent donc de moins d’une minute pour créer avec les table des îlots ou, si l’espace ne le permet pas, des structures en équerre, ainsi que le montre l’illustration ci-dessous que je projette au démarrage du cours :

Concernant l’approche des travaux, il s’agit de proposer un jeu de rôle général, incluant donc l’enseignant : les étudiants doivent se mettre dans la peau de consultants, chercheurs, journalistes, en ce qui concerne la posture professionnelle, la rigueur des sources, la rédaction des différents livrables et les présentations orales. L’enseignant, lui, joue le rôle d’un chef de projet qui explique les objectifs attendus mais aussi accompagne les étudiants durant les différentes étapes : il conseille, oriente, partage des ressources, recherche un résultat non seulement intéressant et utile pour tel ou tel groupe d’étudiants mais aussi pour tous les autres, pour lui-même, pour l’école et pour un plus vaste public.

Lorsque c’est possible, j’impose ainsi une réunion d’étape à mi-parcours. J’installe des tables en U et chaque groupe vient prendre place pour une réunion d’une quinzaine de minutes pour faire un état de ses premières recherches, des sources identifiées, des pistes retenues ou écartées, des experts contactés, des difficultés éventuelles. Je sollicite toujours les autres groupes qui doivent écouter activement pour partager avec ceux qui présentent des ressources complémentaires, des suggestions de pistes, des contacts dans leur réseau, des questions, etc.

Cette réunion est essentielle pour valider les pistes explorées, remettre sur les rails les groupes qui virent au hors sujet, réorienter les recherches, voire remotiver, répondre à des incompréhensions ou malentendus concernant le sujet, partager les ressources, ouvrages, outils dont je peux  disposer. J’insiste toujours sur la nécessité de faire preuve d’une attitude professionnelle : chacun doit imaginer qu’il travaille sur un dossier avec des collègues dans un contexte d’entreprise.

Autrement dit, l’étude de cas en question ne saurait être réalisée par la récitation d’un cours ou l’exposition d’un savoir. L’objectif ici est d’utiliser des connaissances en vue de produire des analyses spécifiques et des recommandations pratiques – et c’est bien toute la difficulté de l’exercice. Pour chacun d’entre nous, il est toujours plus agréable et plus facile de rester vautré dans l’habituel édredon moelleux des généralités et de la théorie. On peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas là une particularité française (voir sur ce blog Les Français et le démon de la théorie : 3 anecdotes).

5. Evaluer, c’est aussi s’auto-évaluer

Toute évaluation suppose une grille d’évaluation, donc des critères définis a priori, avant que le travail ne soit effectué. Ces critères sont liés à des objectifs qui tous n’ont pas la même valeur : la distinction entre objectifs prioritaires et secondaires doit permettre de savoir quels sont ceux qui, une fois réalisés, rapporteront plus de points que d’autres.

Sans objectifs définis, donc sans critères précis, je ne vois pas comment il est possible d’évaluer quelque travail que ce soit (au doigt mouillé ? à la tête de client ? selon l’humeur de la journée ?). J’avoue que durant les premières années d’enseignement je ne communiquais pas cette grille aux étudiants, estimant qu’elle était de la « discrétion » de l’enseignant et que n’était pas dans la « tradition » professorale d’être transparent sur le sujet.

Absurde, non ? Car est-il possible d’effectuer un travail sans connaître la grille d’évaluation ? Comment un sportif pourrait s’améliorer à l’entraînement sans savoir comment il est évalué par l’entraîneur ? Il en va de même avec les étudiants : leur donner la grille d’évaluation avec les points pour chaque critère leur permet tout simplement de vérifier par eux-mêmes où ils en sont.

D’ailleurs, je demande qu’ils remplissent la grille et la fournissent avec leur dossier final, de façon à comparer leur propre évaluation avec la mienne. J’ai ainsi été surpris que, contrairement à ce qu’on pourrait supposer, leurs évaluations sont souvent proches des miennes, voire un cran en-dessous. Et même si les travaux ne sont jamais parfaits, il m’est arrivé de ne pas hésiter à mettre 20/20 à certains d’entre eux (ce qui n’empêche pas d’être sans concession pour d’autres). Pourquoi diable la meilleure note devrait-elle toujours être conçue comme un infini asymptotique qu’on peut approcher mais jamais toucher ? Et pourquoi ne serait-elle non pas comme un grand coup de pied… en avant ?

20/20 ou le doigt de Dieu

6. Valoriser, le vrai nerf de la guerre

Il aurait fallu commencer cette liste de six conseils par celui-ci : valoriser les travaux des étudiants est un facteur de motivation tellement plus important que l’obtention d’une note, qu’il me semble essentiel, avant de présenter les sujets aux étudiants, de bien prendre le temps d’expliquer les différents types de valorisation possible.

Le premier exemple qui me vient à l’esprit concerne une étudiante qui s’intéresse à l’univers des cosmétiques. Avec trois autres, je lui ai demandé de mettre en évidence les critères de beauté en Inde et le dossier final était d’un très grand intérêt. Quelques mois après l’obtention de son diplôme, elle se retrouve en deuxième phase de recrutement pour une entreprise X de cosmétiques (parce qu’elle le vaut bien). Les personnes présélectionnées doivent plancher sur un sujet commun dans un temps limité : « L’entreprise X en Inde ». Là où les autres candidats vont proposer une analyse marketing traditionnelle (parts de marché, concurrence, prospective, etc.), cette étudiante mise tout sur les enjeux sociétaux et culturels. Et elle est recrutée: son approche non technique a fait toute la différence.

Deuxième exemple: Paul Toumi, ingénieur de l’Ecole Centrale, a produit un mémoire sur son expérience de VIE au Turkménistan. Le travail final est assez scolaire, plutôt général et théorique. La note obtenue est très moyenne. Mais, peu importe, au milieu de ce mémoire il y avait une pépite : une sorte de reportage sur la vie quotidienne et la culture locale au Turkménistan. Avec son accord, j’ai publié son texte. Or, comme il y a peu d’informations en français sur ce pays, Google le référence en première place depuis plusieurs années, et j’ai été étonné de rencontrer des entreprises françaises qui le citait comme lecture obligatoire pour leurs expatriés au Turkménistan:

Certains travaux peuvent être mentionnés par d’autres sites d’information. Voyez ici la reprise d’un dossier sur la criminalité russophone par Infoguerre, site en lien avec l’Ecole de Guerre Economique, ou bien l’écho sur Facebook que la Fondation Renault, partenaire du master TRADD, a donné au travail réalisé par une promotion entière :

Comme j’exige des étudiants qu’ils réalisent des entretiens avec des experts, chercheurs, actuels ou anciens expatriés, il arrive que leurs dossiers ne soient pas publiables en l’état mais que certains entretiens soient d’un très grand intérêt, ce qui permet là aussi de valoriser leur travail. Voyez par exemple sur ce blog :

Enfin, il n’est pas inintéressant de faire figurer sur son CV un tel travail, surtout lorsqu’il est référencé par Google Scholar, la version académique du moteur de recherche, ce qui est le cas pour ce dossier remarquable :

Je terminerai en rappelant que ces conseils ne sont pas exhaustifs. Ils comportent également leur part de subjectivité et n’auraient pu être formulés sans une importante expérience de la formation en entreprise. En donnant des cours, il a fallu adapter cette dernière et tâtonner, essayer, se remettre en question. A vous de piocher dedans si certains présentent une utilité dans votre activité d’enseignement.

Je reviens donc à mes deux questions initiales :

  • aux enseignants : avez-vous d’autres observations et conseils à partager sur le sujet ?
  • et aux étudiants : quand vous devez réaliser des travaux sur les enjeux interculturels, quelles sont les pratiques que vous appréciez ?

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1 commentaire

  1. Lors des séminaires que j’anime chaque année à la Philotechnique de Paris sur la Communicatikon Interculturelle, on me demande un jour pourquoi je ne parlais pas de l’Afrique. C’était d’autant plus vrai que je n’y ai jamais mis les pieds, en dessous du Maghreb. J’ai donc travaillé la question en 2018, découvert la tradition orale, la palabre, la tontine économique, le poids de l’histoire coloniale. Tout ceci grâce notamment à Evalde Mutabazi, Rwandais, professeur à EM Lyon, écouté et lu sur internet mais aussi validé par des élèves africaines participant à mes cours.
    La palabre, par son coté consensuel, la tontine par son coté participatif et mutualisant, sont des modèles alternatifs dont nous aurions beaucoup à apprendre en Occident !
    La tradition orale et le contact direct qui en découle dans ces cultures essentiellement collectives expliquent également certains aspects des migrations actuelles.
    Je ne prétend pas être devenu un spécialiste de l’Afrique, loin de là, mais ceci m’a permis d’élargir l’espace de dialogue avec les élèves participants à mes séminaires sur l’Interculturel.

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