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Génération émigration – revue de presse

samedi 31 mars 2012
Par Benjamin PELLETIER

Les articles mentionnés dans cette revue de presse ont été partagés et discutés durant le mois de mars au sein du groupe de discussion « Gestion des Risques Interculturels » que j’anime sur LinkedIn (1102 membres à ce jour). Soyez bienvenu(e) si ces questions vous intéressent!

Rubriques : La formation en France – Questions d’identité(s) – Interculturel en Inde et en Chine Géoéconomie – Influence – Migrations économiques

* * *

La formation en France

Parmi les 6,24 millions d’étudiants ayant obtenu un diplôme élevé en France, on en compte 780 000 qui ne sont pas nés en France (addition des immigrés et naturalisés). Les pays d’origine les plus représentés sont l’Algérie et le Maroc (66 000 étudiants chacun) et la Tunisie (26 000). Les étudiants maghrébins arrivent donc en tête des immigrés très diplômés en France.

Cette donnée devrait inciter à une démultiplication des interactions sur le plan des affaires entre la France et ces pays. Elle est cependant à mettre en regard avec les effets néfastes de la « circulaire Guéant » de 2011 limitant les conditions pour les étudiants étrangers de passer du statut d’étudiant à celui de travailleur.

Suite à l’indignation provoquée par cette circulaire et à la mobilisation de ces étudiants dont certains avaient trouvé un emploi sans pouvoir obtenir leur statut de travailleur, des entreprises ont également fait part de leur exaspération de ne pouvoir recruter ces jeunes talents dont elles ont un précieux besoin pour se projeter à l’international. C’est bien le seul effet positif de cette circulaire: rendre visible et audible les entreprises quant à leur besoin de compétences interculturelles.

La formation des chômeurs reste quant à elle extrêmement déficiente en France. Le Monde parle même d’un échec français. Le fait est que « 10 % seulement des chômeurs français peuvent profiter chaque année d’une formation » tandis qu’en 2010 « 20 % des formations financées par l’organisme [Pôle Emploi] n’ont pas trouvé preneur ». Au-delà de l’inadéquation de l’offre de formation, c’est surtout la complexité administrative qui est en cause, d’où ce commentaire ironique du journaliste :

« Seuls les mieux informés peuvent dépêtrer un tel maquis et ce sont souvent… les mieux formés ».

Dans le New York Times, un intéressant reportage explore la frontière franco-allemande à travers les portraits de la ville française de Sélestat et de la ville allemande d’Emmendingen, distantes l’une de l’autre de quelques kilomètres. A travers les particularités de chacune des villes, le journaliste décrypte les spécificités nationales.

Ainsi, au sujet de la formation des jeunes, l’Allemagne considère l’apprentissage professionnel comme un avantage compétitif majeur alors que la France peine à valoriser cette orientation pour les jeunes. Voyez le témoignage de la responsable de Pôle Emploi de Sélestat :

« Beaucoup de parents français et leurs enfants considèrent encore le diplôme professionnel – au lieu d’un diplôme universitaire – comme un signe de stupidité ou d’échec. Nous devons convaincre les jeunes gens car ce n’est pas toujours bien accepté par leur famille pour qui cela signifie être un mauvais élève. En Allemagne, il ne dévalue personne. »

Questions d’identité(s)

Suite aux tueries de Toulouse, rares sont les analyses qui gardent les pieds sur terre. Les réactions à chaud ne sont jamais très pertinentes. Celle d’Olivier Roy, politologue et spécialiste des cultures musulmanes, mérite cependant le détour (pour rappel, en 2005 Olivier Roy avait rédigé une note pour le Ministère des Affaires Etrangères où il annonçait la démocratisation du Moyen Orient – ici, pdf). Dans le Monde, il revient sur les meurtres commis par Mohammed Merah à Toulouse : En tuant des militaires français, Merah a tué son double. Il met notamment en évidence le rôle intégrateur de l’armée qui puise dans le même réservoir de recrutement que les djihadistes :

« Le réservoir de recrutement de l’armée est, pour des raisons sociales et générationnelles évidentes, le même que celui des djihadistes, et c’est l’armée qui a le plus de succès. Elle a su s’adapter sans tambour ni trompette : l’armée a institutionnalisé l’islam, ce que la République n’est toujours pas capable de faire. Elle a mis en place un corps d’aumôniers musulmans qui travaillent sans problème avec leurs collègues chrétiens ou juifs. En respectant la croyance, l’armée a gagné la loyauté. »

Au Canada, un sondage récent sur les positions du Premier ministre Stephen Harper, montre une divergence d’appréciation entre les Québécois et le reste du Canada. Faut-il pour autant en conclure que – pour reprendre le titre d’un article – les Québécois ne se reconnaissent plus dans le Canada ? Ce serait identifier ces positions politiques au Canada lui-même, ce qui assurément est excessif. En revanche, ces divergences ne manquent de relancer l’idée d’une spécificité culturelle du Québec par rapport au reste du Canada.

Voici quelques sujets sur lesquels les deux communautés ne se rejoignent pas (en % d’opinions favorables) :

Le droit à l’avortement :

  • Québec: 85 %
  • Reste du Canada: 66 %

L’extraction du pétrole des sables bitumineux :

  • Québec: 36 %
  • Reste du Canada: 63 %

Le retrait du Canada du Protocole de Kyoto :

  • Québec: 11 %
  • Reste du Canada: 32 %

La promotion des symboles monarchiques :

  • Québec: 9 %
  • Reste du Canada: 36 %

Qu’en est-il de l’identité d’un pays lorsque la main d’œuvre est en vaste majorité étrangère ? Autrement dit, lorsque la production de la richesse nationale n’est pas l’œuvre des nationaux mais d’étrangers ? C’est la question de fond qu’on peut se poser en constatant l’échec de l’émiratisation, cette politique des Emirats Arabes Unis visant à dynamiser l’emploi des ressortissants de la Fédération dans le secteur privé.

Or, sur les 2,2 millions d’emplois du secteur privé aux Emirats, seulement 43 000 sont occupés par des nationaux. En revanche, ils sont 495 000 à travailler dans le secteur public. Les raisons de cet échec sont multiples et complexes, certains avançant la réticence du secteur privé à recruter des nationaux supposés incompétents, d’autres mettant en avant la réticence des nationaux à travailler dans le secteur privé. Quoi qu’il en soit, les Emirats ne parviennent pas à réduire la fracture entre les nationaux et les travailleurs étrangers, tout comme entre le secteur privé et le secteur public.

Voilà qui me rappelle un formateur en management interculturel originaire des Emirats qui, lors d’une convention SIETAR à Cracovie, faisait la remarque suivante (transcription de mémoire) :

« Aux Emirats, les travailleurs sont en très grande majorité étrangers. La langue de travail est partout l’anglais alors que la langue de mon pays est l’arabe : avez-vous idée de ce que représente le fait de ne pas pouvoir trouver de travail dans votre propre pays si vous ne parlez que la langue de votre pays ? »

Interculturel en Inde et en Chine

Lafarge, le groupe français de matériaux de construction, s’efforce d’intégrer les particularismes culturels dans ses activités en Inde. Dans le Figaro, on peut lire quelques exemples de ces efforts d’intégration dans le paysage indien :

« Pour tirer son épingle du jeu dans ce pays atypique, Lafarge a adopté les mœurs locales. Il fait des campagnes de pub télé avec la star du cricket indien, Mahendra Dhoni. Une façon de toucher le grand public qui, ici, achète souvent du ciment en direct. Surtout, le groupe adapte son produit aux attentes du marché national. Il livre notamment depuis quelques mois du béton en seau à un petit entrepreneur de Bombay qui bâtit des maisons à bas coût dans les bidonvilles. Un vrai service destiné à être étendu car les camions livrant habituellement le béton accèdent difficilement dans les «slums». »

En Chine, les multinationales se confrontent au défi de recruter et de fidéliser les talents chinois, comme il ressort de cet article très riche de Paristechreview: Managers chinois: locaux mais pas low-cost. Il y a une pénurie de ces talents dans un contexte de présence croissante d’acteurs étrangers en Chine et de montée en puissance d’entreprises chinoises offrant des conditions avec lesquelles il devient difficile de rivaliser – à tel point qu’il faut se préparer à une « guerre imminente pour les CV ». A cela s’ajoute un désintérêt croissant pour les entreprises étrangères :

« Selon une enquête auprès des demandeurs d’emploi chinois réalisée en 2010 par Manpower, le nombre de sondés citant une société chinoise privée comme leur premier choix est en hausse de 5%, tandis que les entreprises étrangères accusent une baisse de 10% par rapport au même sondage quatre ans plus tôt. »

Par ailleurs, il semble que les pratiques des multinationales ne sont pas adaptées pour intégrer les nouvelles recrues :

« Le problème avec de nombreuses multinationales est que les systèmes visant à promouvoir les cadres locaux sont toujours improvisés. Sans la mise en place d’un système d’accompagnement formel, le processus consistant à identifier un ou deux meilleurs candidats par an, et à les envoyer à l’étranger et en espérant qu’il s’y développera le lien de confiance nécessaire, ne fonctionne pas. »

Enfin, s’ajoutent à ces difficultés des différences managériales. Là où en Occident, certaines pratiques tendent à susciter l’adhésion des employés, elles risquent de créer un malaise en Chine :

« Les cadres chinois ont tendance à être plus à l’aise dans des structures clairement hiérarchisées, par opposition à des structures plus ouvertes et collaboratives ou des environnements de bureau plus égalitaires. Comme le remarque un dirigeant de Microsoft, “les cadres chinois peuvent avoir du mal à évoluer au sein de multinationales et grimper les échelons lorsqu’il est nécessaire de défier l’autorité, d’exprimer des opinions divergentes et de prendre des risques”. »

Géoéconomie

Le Qatar fait actuellement ses emplettes en Europe : Volkswagen, Porsche en Allemagne ; la banque Barclays, le magasin Harrods en Grande-Bretagne ; Total, PSG, LVMH, Vinci, Veolia environnement, Vivendi, Lagardère en France. Difficile d’y voir clair dans la stratégie mise en œuvre et de faire le tri entre les investissements opportuns et ceux qui semblent plus problématiques.

Ainsi, concernant Lagardère, un article de Slate s’interroge sur la possible stratégie indirecte qui pourrait viser en fait EADS dont Lagardère est actionnaire. Il rappelle qu’en 2011 le fonds d’investissement du Qatar, le QIA, avait déjà essayé de monter au capital d’EADS par son versant allemand (Daimler souhaitait vendre une partie de sa participation dans EADS).

Berlin avait alors repoussé l’offre du Qatar, considérant EADS comme un consortium trop stratégique pour accueillir parmi ses actionnaires un fonds souverain étranger. En montant à 10% du capital de Lagardère en janvier dernier, puis à 12,8% il y a quelques jours, le QIA pourrait approcher EADS dont le capital est bien mal verrouillé « pour un actif aussi stratégique non seulement pour les avions commerciaux mais aussi les hélicoptères civils et militaires, l’espace, les satellites, les avions de combat et les missiles ».

Cet effort de décryptage de la stratégie des fonds souverain va devoir encore s’accentuer avec l’annonce de la montée en puissance du fonds chinois China Investment Corporation (CIC) qui vient d’être doté de 30 milliards de dollars pour investir spécialement en Europe. Il faut également compléter cette annonce avec un article de la BBC qui analyse les raisons pour lesquelles les entreprises chinoises achètent leurs concurrents. Ces acquisitions vont doubler dans les cinq prochaines années et pourraient même quadrupler à l’horizon 2020. Elles obéissent à trois impératifs :

  • acquérir de nouveaux canaux de distribution
  • obtenir des technologies de pointe étrangères
  • profiter de marques internationales établies depuis longtemps

Influence

La puissance financière de la Chine se double d’une stratégie d’influence culturelle à l’international. Rue89 a réalisé un très intéressant entretien avec la sinologue Anne Cheng : Confucius réinventé, un produit d’exportation chinois. Elle explique comment la Chine actuelle a statufié Confucius en le hissant au rang de symbole national alors même qu’il avait été rejeté lors de la Révolution Culturelle.

Confucius devient alors « une valeur d’exportation ». Anne Cheng met alors en évidence une différence fondamentale et souvent ignorée entre les Alliances Françaises et les Instituts Confucius. Contrairement aux Alliances, ces derniers « s’implantent au cœur de nos universités qui ont eu tendance à les accueillir d’autant plus favorablement que l’Etat tend à se désengager du financement des universités, et plus particulièrement des département d’études asiatiques ». Or, les Instituts Confucius sont en liaison directe avec le discours officiel chinois :

Derrière les Instituts Confucius, il y a un organisme qui s’appelle le Hanban, un organisme gouvernemental chargé de la diffusion de la langue et de la culture chinoises à l’étranger dans lequel il est aisé de voir un des outils de la propagande chinoise. De plus ces Instituts s’abritent derrière l’aura de Confucius pour diffuser une certaine image de la Chine qui cadre avec le discours officiel, mais qui se trouve aussi confortée par les discours que nous entendons chez nous sur « l’altérité chinoise » et qui font que nombre d’idéologues chinois ont beau jeu de nous retourner le message : « C’est vrai, nous ne pensons pas comme vous, nous avons une tradition radicalement autre, en conséquence vos valeurs démocratiques ne nous concernent pas… »

Face à cette puissance culturelle, le petit voisin sud-coréen de la Chine ne manque pas d’efficacité pour déployer son influence à l’international. A travers la musique populaire, la K-pop, comme tête de pont de son soft power, la Corée du Sud parvient à diffuser une image d’elle-même séduisante et moderne auprès de la jeunesse de nombreux pays. Les groupes de K-pop sont structurés comme une famille :

« Une figure paternelle, le leader, une maternelle, un benjamin, le «bébé» dont on prend soin, bref une véritable bulle à l’intérieur de laquelle on se prodigue constamment des marques d’affection, souvent source d’hystérie et de spéculations sans fin de la part des fans. »

Outre les effets bénéfiques en termes d’image, de fréquentation touristique, de diffusion de sa langue et de ses normes esthétiques, la Corée du Sud n’hésite pas à utiliser la K-pop en appui de sa diplomatie comme le 5 février dernier quand, lors d’une visite officielle en Turquie, le président Lee Myung Bak s’est fait accompagner par le chanteur du groupe JYJ. Il est certain que la promotion des échanges culturels et de langue coréenne est grandement facilitée avec la présence d’une star coréenne qui compte de très nombreux fans en Turquie.

Ces stratégies de diplomatie publique des Etats sont incontournables pour développer leur visibilité et leur audience auprès des populations des autres pays. Les Américains ont un savoir-faire extrêmement développé en la matière : voyez par exemple sur ce blog leur stratégie d’influence des minorités en France. Ils exercent actuellement ce savoir-faire également en Algérie via la mise en place d’un Comité de l’ambassadeur pour les jeunes afin de rencontrer directement les jeunes Algériens et de leur donner la parole, ainsi que via un doublement des bourses offertes aux jeunes Algériens pour étudier aux Etats-Unis.

Migrations économiques

La crise économique en Europe peut avoir des effets surprenants, par exemple un regain d’intérêt des jeunes Européens pour la langue allemande. Ainsi, si l’Europe n’apprenait plus l’allemand, elle s’y remet avec la crise, notamment dans l’Europe du sud-ouest où les instituts Goethe ont connu en 2011 une hausse de leur fréquentation de 18,2% par rapport à 2010. La hausse atteint 25% en Espagne, avec un pic de 27,65% à Madrid. Ce sont les plus fortes progressions dans le monde.

L’Europe connaît en effet d’importants mouvements de migration économique (voir sur ce blog L’Europe en crise et la fuite des cerveaux). Or, une expatriation ne s’improvise pas, elle nécessite une préparation linguistique et culturelle approfondie pour limiter les effets du choc culturel. Le site Presseurop a mis en ligne un reportage sur les Portugais en difficulté par manque de préparation. Il n’est pas rare d’en croiser certains qui dorment dans la rue en Suisse ou en Grande-Bretagne.

« Et de l’avis général, la situation n’est pas près de s’améliorer. Les statistiques ne manquent pas et vont toutes dans le même sens : les Portugais sont de plus en plus nombreux à quitter le pays. Fin 2011, le secrétaire d’Etat aux communautés portugaises, José Cesário, a reconnu que, sur cette seule année, 100 000 à 120 000 Portugais sont partis. »

Dans le Guardian, vous lirez également avec intérêt un article sur les Irlandais qui ont pris le bateau pour tenter leur chance à Liverpool. Les mouvements de migration en provenance d’Irlande sont impressionnants. On estime qu’en 2012, jusqu’à 75 000 Irlandais vont émigrer, ce qui représente un nombre plus important qu’à la fin des années 80, à tel point que l’Irish Times a ouvert un blog spécialement dédié aux émigrés. Le bandeau de la page d’accueil du blog est sans ambiguïté :

* * *

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Quelques suggestions de lecture:

6 commentaires sur “Génération émigration – revue de presse”

  1. Olivier Duperrin

    L´immigration sera toujours percue comme un problème en France aussi longtemps que le phénomène sera regardé au travers d´un prisme passionnel sur fond de phantasmes de sarrazins barbares venus chez nous seulement pour « manger notre pain » (profiter des allocs ou nous voler notre travail) à la place d´être analysé « à froid », avec raison.

    Le fait que tant de maghrébins viennent se former en France devrait être vécu comme une chance. Il y a en France une terrible défiance des recruteurs et/ou chefs d´entreprise envers les profils atypiques et/ou étrangers : mettre quelqu’un de « différent » dans une équipe est interprété comme une menace et non comme une opportunité.

    En pleine guerre d´Irak, le journal Libé embauchait comme « envoyée spéciale » Mme Florence Aubenas et, si je ne mets nullement en doute ses qualités de journaliste, je me pose la question de savoir s´il n´aurait pas été plus intelligent de choisir un candidat arabophone à même de s´immiscer plus facilement dans le paysage moyen-oriental. Rappelons que F. Aubenas a été faite prisonnière en compagnie de son guide-interprète, un ex-pilote de Mirage F1 formé en France donc francophone… Elle ne parlait pas deux mots d´arabe ! Nous avons des milliers de francais et/ou maghrébins parlant parfaitement arabe et francais et, visiblement, sommes incapables d´en profiter.

    Ps: concernant la formation professionnelle, l’exemple allemand est valide mais cela fait des décennies qu´on le sait. Mais, franchement, avec Mme Morano à la formation professionnelle, qui peut croire que cela va changer ? Qu´il existe la volonté politique d´avancer vraiment sur ce dossier ?

    #1516
  2. Benjamin PELLETIER

    @Olivier – Certes, le constat n’est pas brillant mais, comme je le notais dans la revue de presse, l’un des mérites de la « circulaire Guéant » a été d’obliger les entreprises à sortir du bois et à s’exprimer sur leurs besoins urgents de profils « différents », en tout cas biculturels ou multiculturels, pour appuyer leurs opérations à l’international. C’est donc qu’il y a une certaine conscience et maturité (même si on peut faire beaucoup mieux…) sur les apports bénéfiques, voire même stratégiques, de profils atypiques.
    Et – comme vous le notez – même relatives, cette conscience et cette maturité des entreprises ont un temps d’avance sur d’autres domaines d’activité…

    #1518
  3. Comme d’habitude une revue de presse qui ouvre les horizons, qui nous fait sortir de la pensée préfabriquée encore trop présente dans le paysage médiatique français et qui nous invite à remettre en cause nos préjugés.
    Un grand merci

    #1521
  4. Benjamin PELLETIER

    @Elias – Merci pour ce message qui m’encourage à poursuivre ce travail de partage…

    #1522
  5. Excellent et brillant..! Grand merci pour ces points de vue revigorants !

    Concernant les recrutements de jeunes diplômés, nous constatons sur notre site d’emploi, la volonté de départ des jeunes originaires du Maghreb.Des profils magnifiques… Bac + 5, généralement trilingues, des parcours d’orientation et de stages sans faute… qui n’ont jamais été jusqu’à l’entretien de recrutement après des formations où les jeunes diplômés trouvent un emploi à la sortie de leurs études !

    Un scandale humain mais aussi financier puisque ces jeunes ont été formés en France et que leur talent profitera ailleurs…

    #1530
  6. Benjamin PELLETIER

    @Diane – Voyez sur ce sujet le texte d’un professeur au Collège de France: Le sort des étudiants étrangers est indigne où il décrit la situation absurde et scandaleuse de certains de ses propres étudiants…

    #1531

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